mercredi 27 juin 2012

Mercredi 27 Juin 2012

BERLIN (Reuters) - Angela Merkel a reproché mercredi à certains de ses partenaires européens de mettre la charrue avant les boeufs en préconisant la création d'euro-obligations pour lutter contre la crise de la dette dans la zone euro avant d'avoir adopté des mesures de contrôle budgétaire plus strictes. A la veille du sommet européen, elle n'a toutefois fait aucune autre concession à ses partenaires qui plaident pour une mutualisation de la dette, critiquant au contraire avec virulence un rapport de responsables européens qui préconise cette solution pour sortir de la crise. "Je crains que l'on ne parle trop au sommet de ces idées de responsabilité commune et pas assez de l'amélioration des systèmes de contrôle et des mesures structurelles", a déclaré Angela Merkel. "Les euro-obligations, les euro-bons et le fonds de remboursement ne sont pas seulement anticonstitutionnels en Allemagne, ils sont aussi économiquement erronés et contre-productifs", a-t-elle insisté, répétant un argumentaire désormais bien rodé. Mardi, la chancelière a déclaré lors d'une réunion à huis clos avec des parlementaires qu'elle ne s'attendait pas à voir une mutualisation de la dette "de son vivant". Elle n'a pas été aussi loin dans son discours mercredi mais elle a redit que les membres de la zone euro devaient au préalable renoncer à leur souveraineté nationale en matière budgétaire. "Il ne peut y avoir de responsabilité commune que s'il y a des instruments de contrôle. Je mettrai en avant le fait que ni le gouvernement fédéral allemand et les Länder, ni les Etats-Unis ou le Canada ne mutualisent totalement les obligations qu'ils émettent", a fait valoir Angela Merkel. Angela Merkel a reconnu que tous les yeux seraient braqués sur elle pendant le sommet, ajoutant qu'elle ne se faisait "aucune illusion" sur les "discussions controversées" qui l'attendaient avec les autres dirigeants européens. Mais elle a répété que Berlin ne pouvait pas aller plus loin sans que cela n'entraîne des "conséquences imprévisibles" pour l'Allemagne et l'Europe.

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