mardi 3 juillet 2012
Mardi 3 Juillet 2012
Le CAC40 devrait se heurter aujourd'hui à l'importante zone de résistance des 3250/3270 points que l'on retrouve ailleurs en données journalières. La réaction de
l'indice dans cette zone de cours sera donc décivise et permettrad'anticiper une nouvelle impulsion haussière avec les 3300/3330points comme premiers objectifs ou au contraire quelques prises debénéfices qui pourraient ramener l'indice vers les 3190 points.
Le Sommet européen a en autre permis aux dirigeants européens de s'entendre sur une solution à la crise de la dette : un pacte de croissance avec 120 milliards d'euros mobilisés,une supervision commune des banques de la zone euro maiségalement la possibilité pour le MES et le FESF d’acheter des obligations d’Etats et refinancer directement les banques, sans mesures d'austérité supplémentaires. Ces annonces ont rassuré les opérateurs même si les modalités d'application restent encore à définir et qu'il y a quelques grincements déjà.La Hollande et la Finlande rejettent le MES.
En Allemagne l'accord signé vendredi par la Chancelière créé une vive polémique. La cour constitutionnelle devrait rendre son verdict la semaine prochaine.
La pilule a du mal à passer de l’autre côté du Rhin. Alors que les media français se montrent optimistes à la suite du sommet européen jeudi et vendredi, leurs homologues allemands sont eux bien plus critiques. Ainsi la Frankfurter Allgemeine Zeitung titre sur une « union de la dette qui se rapproche », alors que pour la Süddeutsche Zeitung, « le risque bancaire espagnol est transféré sur le contribuable européen ». De son côté le quotidien populaire Bild, aux 13 millions de lecteurs, estime que« les chefs d’Etats et de gouvernements se conduisent comme un conducteur qui, fonçant droit dans un mur, accélère encore sa vitesse ».
Pour Uwe Fröhlich, président de l’association des banques mutualistes, il faut « faire attention que l’ESM ne devienne pas un puits sans fonds (…) Les aides directes du mécanisme européen de stabilité aux banques n’est acceptable que s’il existe un organe de surveillance puissant et effectif ». Le professeur Ansgar Belke, directeur de recherche de l’institut berlinois DIW, estime pour sa part que « concentrer la politique monétaire et la surveillance des banques dans les mêmes mains pose un problème de conflits d’intérêt.»
Après le vote du Bundestag et du Bundesrat vendredi il reste au pacte budgétaire et à l’ESM d’être validé par la cour constitutionnelle de Karlsruhe.la cour suprême devrait avaliser le paquet fiscal et le MES, comme il l’a fait lors des derniers recours en justice. C’est acquis à 80% ». Bien que ceci soit hautement improbable, si la cour de Karlsruhe recevait favorablement les plaintes, le plan de sauvetage serait suspendu. Le scénario le plus vraisemblable est pourtant que la cour suprême demande des modifications à la marge comme lors du dernier plan de sauvetage il y a un an. Elle avait alors exigé une consultation systématique du Bundestag en cas de plan de sauvetage.
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