mardi 24 juillet 2012
Mercredi 25 Juillet 2012
Aujourd'hui on écoutera le Ministre de la reproduction primitive sur sa stratégie industrielle .A part le chant du signe sur les voitures hybrides le reste risque fort de ne pas écorcher une souris pas plus qu'une coccinnelle. En attendant voilà que Moody's se met de la partie et baisse non seulement la note de l'Allemagne mais aussi celle des Pays bas et du Luxembourg. Ces trois pays vertueux vont perdre leur "triple A" en raison de l"incertitude croissante" sur l'issue de la crise de la dette en Europe.les analystes ne croient pas manifestement que les efforts croissants de ces pays vont sortir l'Europe du marasme tandis que les problèmes de l'Espagne et bien sur de la Grèce vont pesés sur leurs finances.Quant à la France notre notation a déjà été abaissée et à la fin du 3eme trimestre c'est fort probable qu'il soit abaissé à nouveau.... Toutes les conférences et les sommets et les prises de positions du Président Hollande récentes n'ont rien donné dans les faits car L'Espagne en grosse difficulté attend toujours les premières aides qui dans la pratique ne se sont pas encore manifestées. les prochains mois risquent donc d'être trés difficile. Quant à la Grèce le contribuable Allemand comprendra encore moins pourquoi elle est toujours dans l'Euro et qu'il doit payer pour.: àquoi bon tout celà?Pourquoi se donner tant de peine pour sauver l'euro ? Pourquoi faire l'Europe?Le Nord se la pose parce qu'il trouve toutes ces opérations de "sauvetage" trop chères. La crise y a fait renaître ce qu'il faut bien appeler un sentiment de supériorité voire de suspicion vis-à-vis du Sud assez désagréable mais bien réel.les Etats de la zone euro se retrouvent à payer maintenant une facture à plusieurs lignes dont ils avaient réussi à repousser les échéances pendant longtemps. Oui car on vivait à crédit ou plutôt les états .Or ces échéances se sont fixées en fonction des contraintes politiques des uns et des autres et souvent contre la raison économique.les discours enegendrent d'autres discours mais peu de faits concrets ont suivis. Ajouter à cela une schizophrénie saisissante où,de Madrid à Berlin en passant par Paris, engagements européens et discours nationaux se contredisent, et vous aurez la recette du renchérissement constant de la survie de l'euro.Car aujourd'hui la survie de l 'Euro est en train de se poser trés sérieusement.La séparation brutale des membres de la zone euro, abstraction faite du choc voire du chaos financier mondial qu'elle entraînerait, coûterait cher et pas seulement à l'Allemagne.Ceux qui ont vécu les dernières dévaluations compétitives italiennes, avant la fixation des parités entre pays promis à l'union monétaire, se souviennent de ses effets dévastateurs sur la compétitivité française.L'euro a donc certes un coût mais son abandon aussi. Au lieu de raisonner encore et toujours à partir de l'impératif du projet européen avec des visées nationalistes qui le contredisent, le moment est peut-être venu de partir du double problème du surendettement public et privé et du déclin économique relatif de l'Europe dans le monde et de voir comment le résoudre à l'horizon d'une génération.Car il en faudra au moins autant pour en sortir à défaut qu'elle ne devienne une perspective immuable et constante de cette nouvelle société.
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