dimanche 28 novembre 2010

Lundi 29 Novembre 2010


La déclaration selon laquelle la France n’est pas menacée est une déclaration inutile et peu rassurante alors même qu’elle se propose de rassurer !! . Comme la plupart des politiques et leurs déclarations cela ne sert souvent qu’à jeter de l’huile sur le feu et d’enfoncer un peu plus le débat. En réalité les aspects de la crédibilité d’un pays dépend de 3 facteurs principaux : 1. son taux d’endettement et de déficit. 2. Son économie 3. la psychologie des prêteurs sur les Marchés .On observera que ces 2 premiers facteurs étaient déjà largement négatifs pour la Grèce depuis plusieurs années déjà bien avant la crise. En réalité ce qui pèse très lourd dans la balance c’est la psychologie des prêteurs sur les marchés qui prennent de plus en plus peur au fur et à mesure que la bulle obligataire augmente car on sait bien que cela finira par un défaut de paiement inévitable un jour. Et plus un pays est gros plus c’est bien plus compliqué que la Grèce ou l’Irlande. Le Titanic de la dette pour n’importe quel pays le conduit tout droit vers l’Iceberg des dures réalités de la survie en eau froide et profonde.

C’est également la raison pour laquelle on veut aussi mettre le secteur privé dans la même chaloupe.Le problème c’est qu’il n’y a pas suffisamment de chaloupe pour tout le monde .

Nous observons avec attention la réaction des marchés ce Lundi Matin face à une Europe à la traine dans des décisions fermes et claires.En réalité nous sommes confrontés à plusieurs visions de l'Europe dont les intérêts ne convergent pas tout comme les moyens.Au final le poids et les décisions Allemandes restent toujours déterminantes et donnent le ton et la crédibilité d'une union Européenne pour lequel elle montre un enthousiasme timoré.Mais dans le cas de l'Irlande les banques Allemandes restent concernés mais qu'en sera t'il du reste lorsque ce n'est pas le cas ?

En aidant l'Irlande, l'Europe et le FMI espèrent stopper un incendie financier aux portes du Portugal et de l'Espagne, et susceptible de déstabiliser toute l'Union monétaire.

Pour rassurer les marchés, les ministres de la zone euro ont aussi accéléré les préparatifs du futur Fonds de soutien permanent aux pays en crise, appelé à voir le jour mi-2013, en remplacement du mécanisme actuel, temporaire qui évidemment de par sa qualité temporaire mettait en évidence une problématique non réglé!

Ils se sont mis d'accord sur un élément clé: les modalités des contributions des banques privées qui prêtent aux Etats dans ce dispositif.

Contrairement à ce que voulaient au départ les Allemands, les investisseurs privés, c'est-à-dire des banques et fonds d'investissement qui détiennent des titres de dette des Etats, ne devront pas mettre la main au portefeuille de manière automatique.

Cela se fera au cas par cas, en cas de crise de solvabilité d'un Etat. Le pays concerné négociera alors la restructuration de sa dette avec les créanciers privés.
Nous attendons dés ce matin de voir la réaction des marchés.

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