dimanche 28 novembre 2010

Lundi 31 Mai 2010-Etre ou ne pas être ...mais où est passé la question ?

le spectre qui hante toujours l'Europe est celui de la dette. La récente dégradation par Fitch de la notation de l'Espagne n'arrange pas les chôses car d'autres pays comme la France risquent d'être visées. Contrairement aux Américains qui ont réagi trés fort pendant la crise des "subprime", Les autorités financières Européennes elles , sont considérées comme étant faibles et hésitantes. La dette de l'Europe concerne le secteur public pour une dette des Etats subprime à la périphérie de l'Europe. C'est Grâce au renflouage à 850 milliards de dollars que cette dette se voit transférée aux contribuables des Etats plus grands et plus solvables... pas du tout content de la situation.

les sauvetages ont parfois une fin heureuse. Ainsi Les ménages, les entreprises et même les gouvernements... qui ont assez d'auto-discipline et un peu de chance... peuvent parfois être sauvés du précipice. Mais ils doivent être au bord, non au-delà. Mais quelle est donc la situation réelle de l'Europe ? Les avis restent divers et partagés!
Prenons par eemple l'Irlande . Lorsque les marchés mondiaux se sont retournés en 2007, elle risquait la faillite. Comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, elle en avait trop fai de ses dépenses publiques . Ses banques, ses ménages et son gouvernement avaient trop de dettes. Au bord du précipice, elle a taillé dans ses dépenses publiques, s'engageant à réduire l'équivalent de 7,5% du PIB dans le budget gouvernemental.
Un détail important : il n'était donc pas trop tard. Les Irlandais ont une dette nationale ne se montant qu'à 50% du PIB -- environ un tiers du total de la Grèce. En gros, et surtout avec une croissance modeste du PIB de seulement 2,5% annuellement, les Irlandais pourraient soutenir indéfiniment leur dette. S'ils s'en tiennent au programme, le problème pourrait même disparaître.

l'exemple du restournement de la Corée du Sud est également intéressant. Les Coréens confrontés à un désastre, durant la crise de la dette asiatique de 1997-1998. Le secteur bancaire avait prêté trop d'argent aux conglomérats du pays. Lorsque ces derniers n'ont pas pu payer, les banques se sont retrouvées en difficulté. Des programmes de prêts d'urgence ont été mis en place. Les conglomérats ont été contraints de fusionner, de vendre ou de réduire leurs dépenses. Plus remarquable encore, les Coréens ont fait preuve d'un esprit de solidarité révélant un cynisme incroyable. En 1998, le gouvernement a lancé une campagne baptisée "Récupération de l'or pour l'amour de la Corée". Des millions de personnes ont volontairement fait don de leurs bijoux en or pour aider le gouvernemen t à rembourser ses prêts étrangers. Quel contraste avec nos grèves à répétition pour demander toujours plus à un état providence en faillite !

La Corée du Sud ne tarda pas à retrouver son rang. La dette nationale n'a jamais dépassé les 30% du PIB ; elle cessa rapidement d'être un problème.

Qu'en est-il du grand renflouage européen ? Certains pense que. L'Europe gâche ses transfusions sanguines sur un cadavre. Car certains des Etats à la périphérie ne parviennent même pas à verser les intérêts sur l'argent qu'ils ont emprunté. C'est le cas de la Grèce par exemple aec une dette équivalant à 150% du PIB d'ici 2011. Même à 5% de taux d'intérêt sur la dette , il faudrait une croissance du PIB de 7,5% par an simplement pour payer les intérêts. Dans la mesure où la croissance en Grèce n'arrivera jamais à 7,5%, et qu'elle sera même probablement négative... le pays s'enfoncera plus encore. On ne peut raisonnablement supposer que la Grèce pourra un jour rembourser la dette actuelle, sans parler de plus de dette. Les créances ont mal tourné. Elles sont mortes. On ne peut ni les ressusciter ni les rembourser.

Les mauvaises dettes ne disparaissent pas. Les dirigeants européens les ont simplement transférées à un public plus large. Vous et moi , nous tous !

Comment satisfaire une mauvaise dette ? Les prêteurs -- les investisseurs obligataires -- devraient les passer en pertes et profits dès que possible. Au lieu de ça, la macro-finance moderne appelle à de nouveaux renflouages. Les petites dettes deviennent grosses. Les problèmes d'aujourd'hui sont repoussés à demain. Les gens qui méritent de perdre de l'argent sont protégés, tandis que le public subit la perte.

Il est difficile d'imaginer comment les dirigeants européens auraient pu faire pire. L'argent est transféré du secteur privé vers le secteur public, où le retour sur investissement est généralement bien moins élevé et souvent négatif. On permet aux débiteurs d'emprunter plus, sans espoir de voir les sommes remboursées un jour. Dans l'ensemble, la dette augmente, puisque le renflouage vient s'ajouter à la somme d'origine. L'activité future est privée de capitaux désormais réalloués aux gouvernements en faillite. Et en remboursant les investisseurs obligataires, le gouvernement dirige les capitaux vers des gens qui ne savent de toute évidence pas quoi en faire.

ON n'est pas sorti de l'Auberge et on ne sait toujours pas qui va payer la note. Les Banques à nouveau commencent à ne pas se faire confiance et l'avenir n'est pas radieux.

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