mardi 29 mai 2012
Mardi 29 mai 2012
Le parlement portugais a voté ce vendredi le Pacte budgétaire européen. Très endetté, le pays devient le premier à ratifier cet accord visant à établir une stricte discipline budgétaire au sein de l'Union européenne dans le but de lutter contre la crise qui la traverse depuis près de trois ans.
Pour qu'il entre en vigueur, douze pays sur vingt-cinq doivent le valider. Pour l'instant la question reste en suspens en France, en raison de la campagne présidentielle. François Hollande, à l'instar de ses homologues socialistes européens, souhaite y inclure de nouveaux éléments pour soutenir la production en l'emploi.
Soutenue par les espoirs d'un plan de relance en Chine, la Bourse de Paris gagne du terrain en milieu d'après-midi. Les inquiétudes portant sur le secteur bancaire espagnol restent pourtant vives et pénalisent toujours l'euro qui se négocie à 1,252 dollar.
Sinon malgré le temps qui passe rien n'est changé . L'Europe va toujours dans le mur et les positions des uns et des autres restent inflexibles. Il est intéressant à cet égard de lire le témoignage de Sylvain Broyer, adjoint au chef économiste de Natixis, basé à Francfort, dans Les Echos de vendredi. Celui-ci explique que les Allemands pourraient revoir leur position sur les euro-obligations en cas de progrès sur l'union fiscale. Pour lui, tant que l'autonomie budgétaire prévaut en Europe, "pas d'euro-bonds". Cette position n'a pas changé et comment pourrait t'elle changer ? Ce serait admettre à nouveau de s'endetter plus sans limite pour payer des dettes .
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