mercredi 16 mai 2012

Mercredi 16 Mai2012-L'Allemagne se prépare t'elle à sortir de l'Euro ?

Sur le marché des changes, l’euro est toujours en très net recul face à sa principale devise de contrepartie et vient s’échanger autour des $1.2680. En effet, la monnaie unique reste affaiblie par l'annonce hier de la tenue de nouvelles élections en Grèce et par la crainte d'une contagion négative au reste de la zone euro. L'échec des tractations depuis dix jours a ravivé les inquiétudes sur une éventuelle sortie d'Athènes de la zone euro et anime la peur sur les marchés. La situation du secteur bancaire Grec devient préoccupant dans la mesure où il enregistre des retraits croissants et toujours plus fréquents. En outre Angela Merkel et François Hollande se sont dits prêts "à étudier la possibilité de mesures supplémentaires pour la croissance en Grèce", si cette dernière le demandait. Hier, les marchés américains ont poursuivi leur tendance baissière pour venir toucher leurs plus bas niveaux en 4 mois. L’incapacité de la Grèce à former un nouveau gouvernement de coalition reste le catalyseur principal de la baisse des indices. Les investisseurs les plus pessimistes commencent à se faire entendre sur l’éventualité que la Grèce quitte la monnaie unique. Un nouveau scrutin, qui pourrait accélérer une hypothétique sortie de l'union monétaire, devrait avoir lieu en juin. Tout cela éclipse les bonnes statistiques macroéconomiques comme notamment l’accélération plus forte que prévu de l'activité manufacturière dans la région de New York publié hier. Si l'Europe dévalue... vous pouvez rapidement vous attendre à un QE3 (un troisième assouplissement quantitatif) de la Fed. Zut ! Peut-être même les Chinois dévalueront-ils eux aussi. Et la Reserve Bank of Australia pourrait à nouveau réduire ses taux plus tôt qu'on ne s'y attendrait. Cette série d'expansions monétaires qui se répondent l'une l'autre montre bien l'absurdité de l'actuel système monétaire. Le ‘nivellement par le bas' dans la dévaluation monétaire concurrentielle a abaissé les taux d'intérêt mondiaux. Au tour du FMI d'envisager une Grèce hors de l'euro. Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a évoqué une telle possibilité ce mardi sur France 24. "Si les engagements n'étaient pas tenus, il y a des révisions appropriées à faire et cela ça veut dire soit des financements supplémentaires et du temps supplémentaire soit des mécanismes de sortie, qui devrait être une sortie ordonnée dans ce cas", a-t-elle affirmé. "C'est quelque chose qui serait extraordinairement coûteux", a-t-elle reconnu tout en expliquant qu'il fallait y penser. Cela "fait partie des options qu'on est obligé de regarder techniquement", a-t-elle prévenu. La Grèce va faire faillite et sortir de l'euro.Les pays européens devront effectivement dire adieu à pas mal d'argent. Voici une liste (non exhaustive) de ce qui ne sera pas remboursé : - Le plan de renflouement de l'UE, de la BCE et du FMI de mai 2010 : 110 milliards d'euros - Le plan de renflouement d'octobre 2011 : 130 milliards d'euros - Les nouvelles obligations souveraines grecques détenues par des banques et des pays de la zone euro : autour de 25 milliards, peut-être plus - Les obligations des entreprises grecques détenues par des banques de la zone euro. - Les dettes accumulées par les banques centrales de l'Eurozone dans le cadre de TARGET 2 : au moins 104 milliards d'euros. Voici l'exposition des créances Grecques détenues par la Bundesbank dans le cadre de TARGET et son exposition au reste de la Zone Euro. La Bundesbank détient : - 118 milliards d'euros de dettes irlandaises - 108 milliards d'euros d'espagnoles - 89 milliards d'euros pour l'Italie - 57 milliards d'euros pour le Portugal. Si avec cette situation on pense que l'Allemagne malgré sa situation plus avantageuse va ouvrir encore plus son portefeuille et commencer à accumuler des dettes sérieuses on se trompe lourdement ! Quel que soit le Gouvernement en Allemagne aujourd'hui et demain celà reste impensable . Il faudra bien que l'on comprenne que le seul bon élève de la Zone Euro ne peut sauver tous les mauvais élèves ! La question d'une explosion de l'Euro se profile à l'horizon . Financièrement, l'Allemagne est la première concernée par la crise de l'euro. Elle a beaucoup à perdre d'une sortie de la Grèce.En même temps continuer à déverser de l'argent dans le tonneau des Danaïdes reste inconcevable dans la mesure ou il n'y aplus de Gouvernement Grec en Face pour s'engager et que les engagements passés ne sont pas tenus. La Grèce ne peut pas dévaluer . Avec l'euro, nous nous sommes enchaînés les uns aux autres. Si un pays tombe, les autres le suivent. Voilà pourquoi l'Allemagne va peut être tentée de rompre les fers avant de finir au fond du gouffre.

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