Vendredi, le Dow Jones et le S&P 500 avaient terminé en légère baisse , les investisseurs s'inquiétant des risques que font peser le resserrement monétaire chinois et la faible croissance de la zone euro sur la reprise économique mondiale.Et bien sur le problème de la Grèce reste encore d'une brulante actualité et comment l'Europe va réagir dans les deux prochains jours sera suivi avec une grande attention.
L'article 123.1 du traité de fonctionnement de l'Union européenne stipule qu'il «est interdit à la Banque Centrale Européenne (BCE) et aux banques centrales des Etats membres (...) d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ». L'interdiction semble donc très claire. Mais l'article 122.2 du même traité
précise : «Lorsqu'un Etat membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de gravesdifficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d'événements exceptionnels échappant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière del'Union à l'Etat membre concerné.» C'est cet article qui donnerait une assise juridique àune aide financière à la Grèce. Ce caractère d'«événement exceptionnel » s'appliquerait bien à la crise économique mondiale, la pire depuis 1929,même s'il y aurait débat.Mais, la discussion serait vive en ce qui concerne la dérive des finances publiques grecques, qui ne date pas d'aujourd'hui. Surtout, Athènes a, dans le passé, présenté des comptes peu « sincères». Toutefois, le même traité prévoit (article125.2) que la Commission, après consultation du Parlement européen, peut aubesoin préciser les définitions pour l'applicationdes interdictions citées ci-dessus. Est-ce une porte ouverte ?
Pourquoi les marchés baissent ? Plutôt que de parler de manoeuvres spéculatives qui n'éclaire personnes, le recul de plus de 10% des actions par rapport au plus haut du 8 janvier est surtout dans la prise en compte de taux de croissance durablement faibles pour les économies occidentales !.ON VA FORCEMENT FONCTIONNER AU RALENTI ET AVEC BEAUCOUP DE DETTES !!!!!!!!!! La façon dont les grands Etats et les banques centrales vont sortir de leurs soutiens massif aux banques et aux économies financées sur des déficits publics et sur la création monétaire apparaît clairement dans la prise en compte des analystes à l'occasion de la gestion d'aujourd'hui.Le régime sec qui va être appliqué aux Grecs sera répliqué plus ou moins durement un peu partout. Sans une forte croissance il n'y a pas d'alternative ! Et peu importe que les Grecs ont trichés ou pas .Le rétablissement des équilibres va peser sur la croissance en 2010 et en2011, et peut-être encore bien après.....
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