Hier le CAC a terminé légèrement à la baisse à 2954 points en ne perdant plus que 0,03% en fin de journée malgré une progression du Nasdaq et du Dow jones en hausse .La résistance de 2920 points étant dépassé notre avis est positif à court terme avec un objectif à 3100 pts.En dessous de 2982,3 points on repartirait à nouveau à la baisse .On conserve donc nos positions qui sont toutes positives en ce moment . les hausses ou baisses à venir nous amèneront à revoir rapidement nos décisions .Certaines seront conservées et d'autres seront vendues rapidement. L'or et le pétrole sont à la baisse . Le sommet économique de Davos et la grève générale en France ne devraient pas affecter négativement les marchés à part contrarier tous ceux qui doivent se déplacer.
Les financiers sont à Davos où beaucoup sont absents ou ont disparus . Rassurez vous il n'en ressortira strictement rien ni pour l'économie ni pour les marchés . Ce sera simplement un non évènement. , les participants apprendront les dernières théories insensées et s'en retourneront chez eux la tête farcie des dernières fadaises en vogue. "Les gouvernements doivent adopter une position plus agressive", diront-ils. "Il faut plus de réglementations... il faut plus de contrôles... il faut plus de dépenses ! Il faut un programme planétaire et coordonné de stimulants économiques".
Obama essaie de trouver une solution globale à travers des baisses d'impôts, des dépenses d'infrastructures, des réductions, des subventions, des renflouages, des plans de relance... un petit peu de ci... un petit peu de ça... n'importe quoi pour remettre du liquide entre les mains des gens. Il faut stimuler les gens à investir et à dépenser . Oui mais justement avec quoi ? Le plan d'Obama redémarrera-t-il l'économie ? Même l'un de ses aides déclare que "cela ne suffira peut-être pas".
En effet ce ne sera pas assez . Les erreurs doivent être corrigées, non dissimulées derrière de nouveaux meubles. Les mauvais investissements doivent être purgés... non étayés avec l'argent des autres. Même Dominique Strauss-Kahn de la Banque mondiale arrive enfin à la même conclusion que nous évoquons constamment! Tant qu'on n'aura pas éclairci au niveau des banques et qu'on ne connaitra pas l'étendu des dégats au niveau des banques la confiance ne reviendra pas . Il y a toujours des cadavres dans les placards . Et tout l'argent qui a été mis à la disposition des banques n'a fait que permettre leurs survie et non pas à la disposition des personnes et des entreprises dans le role primordial que doit jouer les banques. L'argent dans le flux économique sera efficace uniquement quand il circulera librement et non pas quand il reste vampirisé par les banques pour assurer leurs propres survie.
Les conseillers d'Obama pensent que la Chine manipule le Yuan dont ils souhaitent une réappréciation et non une dévaluation . La réalité est bien moins simple .Les marchés étaient bien trop habitués à voir le yuan s'apprécier face au dollar... Depuis trois ans en effet, la monnaie chinoise (le renminbi) n'avait cessé de remonter contre le billet vert, affichant une réévaluation de 16% : 8,110 RMB pour 1 $ le 21 juillet 2005* contre 6,827 au 26 novembre 2008. Aussi, lorsque, du 27 novembre au 5 décembre, le yuan s'est déprécié face au dollar, la consternation fut totale sur le marché des changes. Consternation à son comble le 2 décembre, où le renminbi a clôturé à 6,8870 pour 1 $, sa plus forte baisse en trois ans, atteignant ainsi la limite basse de la fourchette de fluctuation (0,5%) dans laquelle il est autorisé à évoluer par rapport au dollar.
"La récente dévaluation du yuan contre le dollar est un phénomène normal", a déclaré le ministre chinois du Commerce extérieur, Deming Chen. Et d'ajouter : "Plutôt que d'évoquer la baisse du yuan, mieux vaudrait parler de l'affermissement du dollar puisque notre monnaie ne s'est pas dépréciée ni contre l'euro ni contre le yen." Il semble bien, pourtant, au vu des dernières statistiques peu rassurantes de l'économie de la Chine, que ce soit la chute de 9% de son commerce extérieur entre octobre et novembre qui, en la circonstance, ait agi comme détonateur.
Certes, le recul du renminbi face au dollar pourrait dans une certaine mesure soulager nombre d'exportateurs -- notamment du Guangdong (Chine du Sud-Est) -- mis à mal par la crise. Mais cela ne permettra pas de sortir de l'ornière toute l'industrie exportatrice chinoise : celle-ci souffre non pas du prix élevé de ses produits, mais de l'insuffisance de la demande des pays étrangers, notamment des Etats-Unis et de l'Union européenne. Pékin en est parfaitement conscient et l'a même fait savoir par l'intermédiaire de Deming Chen : "Nous ne comptons guère sur la dévaluation du yuan pour doper nos exportations !"
Quelles étaient alors les intentions réelles de la Banque centrale chinoise quand elle a décidé de faire reculer sa monnaie face au dollar ? Parmi plusieurs explications, celle que nous privilégions est la suivante : pour Pékin, la dévaluation du yuan dans un contexte de dégradation de son économie constitue l'occasion d'envoyer aux marchés deux messages.
Primo, le yuan ne doit plus évoluer uniquement dans le sens d'une réévaluation : quand l'économie chinoise va mal, sa monnaie doit pouvoir fluctuer en sens contraire.
Secundo, le fait que le yuan puisse évoluer à la hausse comme à la baisse permettra de rendre imprévisibles ses mouvements, ce qui devrait réduire la marge de manoeuvre de tous ceux qui, jusque-là, spéculaient sur une hausse de la monnaie chinoise.
Reste à savoir si l'intervention de la Banque centrale chinoise laisse présager un cycle de dévaluation du yuan... Il est clair que, compte tenu de l'état actuel de l'économie chinoise et de l'entrée en récession des pays occidentaux, une rapide réévaluation du yuan, comme l'espèrent les Américains et les Européens, n'est pas réaliste.
En revanche, plusieurs éléments plaident pour une lente et progressive remontée de la devise chinoise au cours de l'année 2009 : sa forte attractivité, l'excédent du commerce extérieur chinois et la volonté de Pékin de rester en bons termes avec le nouveau locataire de la Maison Blanche -- qui n'apprécierait guère de voir son déficit extérieur avec la Chine se creuser davantage pour cause de dévaluation continue de la "monnaie du peuple".
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