lundi 9 mars 2009

Samedi 21Février 2009

Le CAC 40 a atteint hier le niveau le plus bas de ces 10 dernières années soit 2750 points en 2003 ! Une perte ce Vendredi 20 février de 4,25% et une perte cumulée sur la semaine de plus de 8% ! Les marchés sont désemparés. A chaque mauvaise nouvelle ou recherche de bouc émissaires voilà le marché qui plonge . Et dire qu'il y a encore des gens qui croient encore à la chasse aux profiteurs aux bonus, aux dividendes et aux profits par les temps qui courent !En réalité 'il n'y a plus que des rares entreprises qui réusissent encore à avoir des bilans positifs et bien sur des profits ! C'est là que le bât blesse et que l'on préfère investir en ce moment sur l'or pour se protéger . Le prix de l'once d'or vient juste de dépasser les 1000 dollars ! La réalité c'est que le petit actionnaire et les actionnaires eux sont laminés ! Ils ont déjà, perdus presque 80% de leurs valeurs quand ils revoient leurs comptes ! Combien de salariés sont prêts à accepter une réduction de 80% de leurs salaires ? Pourquoi les marchés ne repartent pas ? parce que personne ne croit qu'en fustigeant ce qu'on fait les Banques et les escrocs ( prêter et donner outremesure ce qu'ils n'ont pas ) et en faisant porter les déficits massifs à plus tard en injectant de l'argent que la solution est au bout du tunnel. l'état est il un meilleur gestionnaire que l'entreprise privée? Nous voulons encourager encore et toujours la consommation. Or le besoin de consommation excessif pour maintenir le rythme de la croissance est au départ le problème de toutes les crises présentes . L'encadrement du pouvoir d'achat et le maintien du cout de la vie est lui aussi une contrainte à la libre expression du fonctionnement des marchés. Si en plus en temps de crise on y rajoute du nationalisme et du protectionisme on est bien mal parti.

Au demeurant, l'incapacité des gouvernements à s'accorder sur un plan de relance global témoigne du malaise européen.Une partie solitaire et sur un plan national s'engage où chacun cherche à sauver sa peau.

Le constructeur automobile SAAB a demandé sa mise en redressement judiciaire. Le secteur automobile est sinistré mais ne bénéficie pas du même support que les banques . Aujourd'hui on se demande pourquoi alors qu'un travailleur sur dix dépend indirectement de l'automobile ! De même faut il aussi maintenir en vie un système de production qui a vécu sous prétexte de maintenir l'emploi. Ne faudrait il pas mieux s'adapter aux nouvelles contraintes présentes et à venir ?

le conglomérat géant General Electric (-7,4%) a vu son cours chuter brièvement sous les 10 $ à quelques minutes de la clôture jeudi soir, affichant son plus faible niveau depuis la fin de l'année...1995. Le titre a perdu exactement 71% de sa valeur en un an puisqu'il valait encore 35 $ le 19 février 2008 ; la perte totale depuis le zénith des 42 $ d'octobre 2007 est de très exactement -75%, ce qui est sans précédent depuis 1973.

Le refus d'Angela Merkel de dire si l'Allemagne offrirait son aide à un pays européen en crise financière illustre bien le chacun pour soi Européen.


L'Euro continue sa baisse face au dollar. La dette est partout. La thèse de certains spécialistes c'est le risque d'implosion de l'Euro . Mais toute sortie hors de l'Euro implique inévitablement une forte dévaluation pour toutes les économies faibles et largement endettées. Pour d'autres spécialistes d'autres pays fortement affectés par la crise aurait bien aimé être au sein de l'Euro. Le débat reste donc ouvert. Comme partout l'indécision et l'inquiétude régne.
Dans tous les cas, l'euro fragilisé est de moins en moins crédible en tant que monnaie de référence alternative au dollar qu'il ne sera jamais .( car au-delà de la monnaie fiduciaire il faut aussi la puissance politique qui le soutient) Ceci explique le fort mouvement de refuge vers l'Or qui continue sa marche en avant. S'il fallait un élément moralisateur est il normal que l'on se réfugie sur l'or alors que le monde se meurt ? Mais encore une fois comme nous l'avons souvent exprimé l'économie est un mécanisme qui se fout de la morale et des états d'âme. Ils sont tous toujours intégrés dans les prix et les comportements des gens et ce n'est pas la peine d'en rajouter comme sur les profits, les bonus et les dividendes . Sinon on finirait par croire que tous les canards boiteux courent sur trois jambes en faisant la régle des tiers pour avancer .

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