lundi 9 mars 2009

Vendredi 9 Janvier 2009

Hier Moral plombé au Etats-Unis ou on apprend que plus de 700 000 Emplois ont été détruits en Décembre 2008.La Banque centrale d'Angleterre elle abaisse son taux directeur de un demi points . Mauvaises nouvelles du secteur de la distribution aux Etats-Unis font chuter les marchés. Après le discours de Barack Obama les cours remontent un peu à Wall street mais le CAC 40 cloturera à la baisse à 3324 points. Chute du secteur automobile également. Les valeurs liées au pétrole sont à la hausse à cause de la Guerre que mène Israel . Nous sommes à l'achat sur Heurtey Petrochem au cours limité de 17 Euros et également sur Allianz qui a fortement chuté à 64,50 Euros .

Pour résoudre la crise grave qui perdure les gouvernements n'ont rien trouvé de mieux que des politiques interventionnistes de toutes sortes .Pour l'instant tous les plans de relance ne connaissent pas une grande efficacité. Le passé n'éclaire pas le présent même si la crise de 1929 peut nous donner quelques indications utiles tout en étant complètement différente de la crise présente dont elle a en commun l'ampleur et l'étendue démesurée à l'échelle de la planète .
Les historiens ont conclu que la Grande Dépression qui avait suivi le krach de 1929 était imputable à l'inaction des banques centrales et des gouvernements. Si ceux-ci avaient agi à temps, la Grande Dépression n'aurait pas eu lieu, soutiennent-ils en majorité. Par conséquent le remède se trouvait déjà dans le diagnostic énoncé et devient par la même occasion une vérité.Le seul ennui, c'est que personne ne peut vérifier l'efficacité d'un scénario interventionniste. On ne peut pas refaire le film en imaginant une injection massive de liquidités dès octobre 1929. L'idée qu'une politique interventionniste forte aurait évité au préalable la Grande Dépression est donc une supputation qui donne lieu à des avis très controversés. Ce n'est pas pour autant une certitude...Il en est de même des résultats du New Deal de Roosevelt qui sont considérés par certains économistes comme très contestables. En réalité le seul résultat incontestable fut le déficit public. En 1939, il dépassa 40% du PIB américain (contre moins de 20% en 1929). Mais la grande dépression n'a pas été résorbée par les grands travaux et les grands chantiers. C'est la Seconde Guerre mondiale qui mit fin à la Grande Dépression par l'ampleur de la mobilisation des ressources et des moyens mis en œuvre dans un effort et une grande mobilisation. En Bref pour relancer il faut mettre 10 fois plus de moyens que pour lancer quelque chose car la relance implique aussi le prix de l'inertie, de l'échec , de la peur et des insuffisances croissantes des moyens.
Dans un contexte plus récent on peut prendre l'exemple du Japon qui depuis 20 ans essaie de sortir de l'ornière dans laquelle il est entré en 1989 ! Taux zéro, grands travaux d'infrastructure et 20 ans après le Nikkei est resté 5 fois moins qu'à son sommet de 1989 et cela malgré des entreprises championne du monde ! Bon la question Japonaise implique une question monétaire différente c'est vrai .les gouvernements se veulent interventionnistes pour faire croire qu'ils maitrisent la situation. Souvent cela n'aura servi qu'à creuser des déficits sans pour autant amener des résultats sinon celui de rapprocher un peu plus des pays vers des situations de confrontations nationales et de guerres.

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