lundi 9 mars 2009

Vendredi 26 Septembre 2008- Le W end ou le monde bascule

Pour une lecture rapide des grandes lignes du discours de Nicolas Sarlozy sur la crise financière mondiale actuelle .
La crise n'est pas finie et nous n'allons pas être épargnés ! Bon nous ne sommes déjà pas épargnés et les conséquences sur notre économie sont déjà dans les faits avec la chute du CAC40 et des Banques . Les chiffres du chomage du mois d'Aout seront éloquents à ce sujet.
.Le Chef de l'Etat a aussi promis que l'Etat garantirait "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français s'il était menacé par la crise financière. On se demande comment et également avec quel argent car la marge de manoeuvre d'une France bien plus endettée que les Etats-Unis ne le permet pas .
La remise à plat du système financier et monétaire international à Bretton woods et le remplacement de l'Etalon or se faisait à l'avantage des Américains et pas exactement comme l'interprète le Président. Faudrait que les conseillers revoient un peu leurs bouquins. Une régulation mondiale ne peut se faire que par ceux qui ont réellement un pouvoir de controle et des moyens à l'échelle internationale et non nationale .
Quant à la question de « la légitimité des pouvoirs publics à intervenir dans le fonctionnement du système financier ne se pose plus !" C'est une notion vieille depuis plus de 100 ans déjà appliqué selon les principes de l'économie tel que le pronait John Maynard Keynes.
C'est vrai que si une crise semblable avait débuté en Europe la BCE et nos gouvernements Européens mal coordonnés n'aurait eu aucun moyen et resterait tétaniser devant les évènements. Mais on peut rajouter aussi que l'Europe n'est pas et ne sera plus une locomotive mondiale . D'autres TGV sont sur la route et nous ne sommes plus que des wagons suiveurs.... de la motrice principale et une marge de manoeuvre et une autonomie réduite.

Quant à la question des parachutes dorés et des modes de rémunérations des dirigeants certes il y a à redire mais attention cela ne fait malgré tout qu'une infime partie des sommes colossales qui sont en jeu . Encore un exercice de coup d'épée dans l'eau qui attire l'attention sur une chose réelle nous éloigne de la réalité de la crise financière . Un peu comme la presse et les médias sur le ventre de Rachida Dati et les questions sur qui pourrait bien être le Père. Mais on s'en fout. Le principal et la crise elle est ailleurs.
Pas "de hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français", voilà qui est louable et on l'attend toujours de ce coté avec moins des mesures souvent arbitraires et négatives qui relève plus d'un collectivisme social désuet auquel les ex pays communistes ont déjà renoncés. Mais nous n'avons pas renoncés.

En somme ce discours sur le crise n'est qu'un constat qui se veut sincère et plein de vérité pour les Français . Mais pour le reste nous n'avons pas les moyens de faire et de prendre des mesures comme les Américains . çà c'est aussi une autre vérité ! Parce que nous ne dominons pas le monde et que nous ne controlons pas la planète et aussi parce que sur le plan national nous sommes trés endettés . Les Américains sur le plan national sont bien moins endettés que le Gouvernement Français . Ce sont les particuliers qui sont gravement endettés par les vannes ouvertes du crédit à la consommation . En France ce ne sont pas proportionnellement les Français qui sont les plus endettés mais c'est leur gouvernement.

Et pour terminer si on veut rétablir un peu de justice au niveau du système sans pour autant toujours ponctionner le particulier c'est possible et très simple . L'Amérique qui a de fait opérer une nationalisation massive, devrait faire de chaque citoyen un actionnaire des investissements que fait l'état. C'est-à-dire pour les 2000 dollars qui viendra de la poche de chaque contribuable Américain il faudrait que ce soit considéré comme une dette de cette valeur investie dans des actions rentables ou des obligations du Gouvernement Américain. Ainsi quand la crise sera résorbée et que les entreprises feront des profits ces valeurs reviendront à chaque particulier qui a consenti à l'effort en termes de rémunération et individuellement et non à l'état. L'état comme les Banques doivent se porter seulement comme les mandataires du particulier et non pas le propriétaire de biens qui ne leur appartient que parcequ'ils sont mandatés pour !( si chacun était Bernard Tapie on serait tous plein de thunes!) L'état Français et Bercy lui-même a fait des grosses plus values et des bénéfices très conséquents lors des nationalisations et dé-nationalisations successives des grandes entreprises Mais le bénéfice principal est toujours allé à l'état dans sa majeure partie . ( Souvenez vous de EDF, France Telecom ....et demain la Banque Postale ) . Ces sommes colossales ont t'ils directement profité au particulier dans la république ? NOn ils ont rapportés à leur actionnaire principal , l'état. Faire du particulier un actionnaire privilégié est donc une chose possible, juste et souhaitable , mais il faut pour celà une volonté politique d'associer le particulier à l'économie et à la marche de ses propres intérêts. ! Et ceci dans son principe est simple et n'a rien de nouveau et il remonte à plus de cinq siècles en arrière tout simplement en reprenant à l'envers la notion du « Leviathan « de Hobbes. C'est tellement simple qu'on n'y pense même pas et qu'on prone toujours des formes de collectivisme social archaique que les gens du nord de l'Europe regardent avec curiosité tandis que les ex pays communistes rigolent en se tapant sur le ventre .Mais que personne ne vient proposer cette solution qui aurait en plus toutes les qualités pour restaurer une confiance fortement entamée entre les groupes, les corporatismes et les entreprises et les militants toutes catégories confondues me surprend ? D'autant qu'il n'y jamais un monopole des idées sur,lequel le copyright est absent tandis que la mise en œuvre est plus simple que la TVA (invention française !) sans réflexions compliquées ou acharnement médiatique. Mais je suis a peu prés sur que ce genre de chose on préfère l'ignorer. çà ne profite pas à quelqu'un. Mais peut être qu'en Amérique .......au pays des cowboys ....on ne sait jamais. L'inventivité, la capacité de réaction , l'adaptabilité de l'Amérique n'est pas une chose vaine. Elle est capable de changer les régles quand cà lui convient et imposer aux autres sa vérité. C'est pourquoi elle va garder son leadership et répondre aux défis du temps . D'autres la regardent avec beaucoup d'attention et lui emboiteront le pas .

Sans promettre comme Churchill du sang , de la sueur et des larmes le Président Sarkozy annonce au Français que toutes les promesses faites avant les élections ne seront pas tenues à cause de la crise mais que les changements et les réformes vont continuer.

La faillite de la plus grosse caisse d'épargne Américaine a eu lieu. Washington Mutual est en faillite aujourd'hui.

Déficit budgétaire accru pour la France , probablement de 52 milliards d'Euros qui sera annoncé.
Tension au Pakistan entre l'armée Américaine qui intervient sur le territoire Pakistanais et l'Armée Pakistanaise. Fragilité du nouveau Président Pakistanais ....et .le Bourbier Afghan risque de devenir de plus en plus compliqué sans aucune issue réelle puisque le Gouvernement Afghan avec ses 70 alliés ne controle essentiellement que la Capitale Kaboul et trés peu le reste du pays. L'Afghanistan est essentiel également au Pakistan dans son conflit avec l'Inde . çà va rester trés chaud de ce coté de la planète.

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